Depuis des milliers d'années, l'humanité a utilisé diverses ressources trouvées dans son environnement afin de traiter et soigner toutes sortes de maladies (Athamena, 2009). Dans le monde, près de 80% de la population a recours aux plantes médicinales par manque d’accès aux médicaments prescrits. Mais aussi parce que les plantes ont pu démontrer une réelle efficacité (Benaissa, 2008).

Une des originalités majeures des végétaux réside dans leur capacité à produire des substances naturelles très diversifiées. En effet, à coté des métabolites primaires classiques (glucides, protides, lipides, acides nucléiques), ils accumulent fréquemment des métabolites dits secondaires dont la fonction physiologique n’est pas toujours évidente mais représente une source importante de molécules utilisables par l’Homme dans des domaines aussi différents que la pharmacologie ou l’agroalimentaire (Jeaun et al., 2005).