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  • Fiche de contact et description du module

    Enseignants: Saad.Thaibaoui ( Email:saadlacoupole@gmail.com ; Tel : 0555868656- 0659545949)


    Intitulé de l’UE : Unité Méthodologique UEM
    Intitulé de la matière : Politique de la ville S5  Année universitaire 2021/2022
    Crédits : 4
    Coefficients : 3
    Objectif général de la matière d’enseignement :
     initiation aux problèmes de la ville et à la problématique urbaine
     sensibilisation à la cohérence et l’équilibre du système urbain
    Objectifs d’apprentissage
     assimilation des outils de mise en œuvre de la politique de la ville
     acquisition des connaissances et des savoirs sur la qualité urbaine
    Connaissances préalables recommandées:
    l’urbanisme – l’urbanisme opérationnel- développement urbain durable
    Contenu de la matière
    Concepts de villes
    La ville comme système
    La ville comme fabrique de l’urbain
    Ville et territoire Algérien
    2-le fait urbain en Algérie
    3-Dysfonctionnements de la ville Algérienne
    4-Nouveau Contexte de la ville Algérienne
    5-cadrage juridique
    La politique de la ville en Algérie,
    1-Objectifs de la politique de la ville en Algérie.
    3- Concrétisation de la politique de la ville
    4-Principes généraux de la politique de la ville:
    5-les acteurs de la politique de la ville.
    Gouvernance, enjeux et mise en œuvre
    1-Analyse conceptuelle de la gouvernance
    2-La gouvernance urbaine
    3-objectifs et principes de la gouvernance
    4-les approches de la gouvernance urbaine
    5-les enjeux de la gouvernance.
    6-mise en œuvre de la gouvernance urbaine
    La gouvernance responsable,
    La démocratie participative,
    Introduction
    1-formes de démocratie représentative existantes
    2- le passage de la démocratie représentative a la démocratie participative
    La gestion urbaine de proximité
    1-La gestion urbaine de proximité dans la politique de la ville, le contrat de ville
    2-Les conditions d’émergence du projet 
    Etablissement : Intitulé du master : Page 29
    Année universitaire :
    3-Enjeux, objectifs et acteurs de la GUP
    4-Les champs d’action :
    5-Méthodologie d’intervention
    EXEMPLES D’OUTILS DE MISE EN ŒUVRE DE LA POLITIQUE DE LA VILLE
    la gestion intercommunale/le partenariat public /privé comme nouvelle forme de gouvernance,
    Mode d’évaluation : Contrôle continu, examen
    Nature du contrôle Pondération en %
    Examen 50%
    Continu 50%
    100%
    Références:
    - Journal officiel de la république algérienne N°15- Loi 06-06 du 20 février 2006 portant loi
    d’orientation de la ville
    - Ewaberezowska- azzag, politique de la ville en Algérie, actions engagées et à venir.
    Séminaire AVITEM-EPAU, Alger 1 juin 2014.
    - Julien Damon, Thierry Paquot, les 100 mots de la ville, Ed ; presses universitaires de France
    2014, 124P
    - -Rapport public thématique de la Cour des comptes « La politique de la ville, une décennie
    de réformes », , juillet 2012.
    - -Rapport annuel de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles, édition 2013.
    - -M. Gérard Hamel, député d’Eure-et-Loir.et M. Pierre André, sénateur de l’Aisne,
    - « Une conception rénovée de la politique de la ville : d’une logique de zonage à une logique
    de contractualisation »Sept2009.Paris.
    - -Dossier Ressources de l’ORIV–Août2009.
    - -Cheikh Ndiaye," la gouvernance état des lieux et controverses conceptuelles"
    - -AboubakarYenikoye Ismaël Bonne gouvernance : un défi majeur pour l'humanité.
    C.E.R.C.A.P., 2002.
    - -Badie B., La fin des territoires, Paris, Fayard 1995
    - -Berle et Means, The Modern Corporation and Private Property Transaction Publishers,
    New Brunswick, NJ, 1991
    - -Dossier - Politique de la ville en France métropolitaine : une nouvelle géographie, France,
    portrait social - édition 2014
    - Observatoire régional de l’intégration et de la ville La politique de la ville en France :
    fondements, évolution et enjeux. Dossier ressources- novembre2012. En ligne www.or
  • Introduction

        La ville d’aujourd’hui fait appel à des concepts multiples tels que développement durable et bonne gouvernance, dans le but de trouver une solution à la dégradation des villes, accumulant des problèmes multiples. Tout problème,  est appelé à être un projet s’il n’est pas encore passé à une phase critique, la ville est devenue l’espace privilégié de toute concentration, ce qui augmenterait les risques de tous genres, sociaux, économiques, environnementaux ,politiques et naturels, avec une équation [1], qui lie les enjeux de tout genre aux aléas qui peuvent subvenir à tout moment. Et comme on n’est pas encore en mesure de contrôler tous les aléas, alors il faut minimiser les enjeux urbains ce qui rend la ville moins vulnérable avec ses quartiers. Cette représentation, peut être le fond de calque de plusieurs phénomènes dans la ville, dont quelques uns annoncent leurs arrivées par des indices multiples, les émeutes qu’ont connu les banlieues Françaises [2]étaient un indicateur sur la défaillance de la politique de la ville, malgré les efforts déployés..                                           
            Il ne faut pas chercher de causes directes car la ville comme tout système, accuse des causes multiples pour les mêmes conséquences, et des conséquences différentes pour les mêmes causes, c’est le contexte qui, avec toutes ses dimensions influencera l’apparence et la correction du problème.
     Dans le cadre de la politique de l’aménagement du territoire et du développement durable et suite à l’approbation du projet de loi d’orientation de la ville[3] n°06-06 du 20 février 2006, une série d’objectifs ont été annoncés dans le chapitre du cadre et des objectifs dont le premier est:  « la réduction des disparités inter quartiers et la promotion de la cohérence sociale. ».

            Les disparités inter quartiers dans la ville ont toujours existés, mais avec l’accroissement démographique des centres urbains, la ville affiche des inégalités jusque là non déclarées, ces dernières touchent d’abord la population elle-même avec une addition de niveaux de revenus bas, un taux de chômage élevé et un niveau de formation bas ; ainsi qu’un espace urbain avec une spécialisation fonctionnelle, un patrimoine immobilier vétuste ou précaire, un niveau réduit de desserte en moyens de transports en commun, l’offre des équipements publics non conséquente et une qualité environnementale qui laisse à désirer, cela dit que le contraire est aussi un problème avec une concentration de richesses multiples, car le phénomène se base sur la comparaison entre les quartiers d’une même ville, ou à une moyenne nationale. L’évolution des disparités inter quartiers; peut être évaluée aux dépends des causes qui peuvent êtres sociales, économiques, culturelles ou le  résultat d’une politique urbaine.

    Toute recherche espère établir un rapport de cause à effet entre deux ou plusieurs variables, mais Les disparités se construisent dans un rapport dialectique aux inégalités qui peuvent exister entre les individus et les quartiers de la ville. Toute fois ces disparités ne suffisent pas pour faire des inégalités. pour quelles le deviennent il faut qu’elles se traduisent par un accé différent aux ressources et services de la même ville ; en raisons de leurs différences. Les habitants de la ville peuvent vivre égaux mais différents.

    Cette introduction est le lancement de la discussion du forum  "Concept de Politique de la ville" 




     



    [1] -E.Berzowska-Azzag, Faire face aux Risques Majeurs, Vies de villes, n°04.

    [2] -Revue Urbanisme, Hors série n° 21, 2006

    [3] - Loi 06-06 du 21 moharram 1427 correspondant au 20 février 2006, portant loi d’orientation de la ville (j.o.n° 15).

     


  • système urbain

    Problématique

      La concentration humaine dans les villes algériennes est une réalité que les derniers chiffres prouvent, avec 60% [1]de population urbaine; alors tout phénomène prend des formes peu habituelles, avec une ascension numérique et peut être avec une forte concentration. La ville d’aujourd’hui, témoigne sur ses formes de disparités, qu’il faut réduire et sur ses formes de diversité qu’il faut valoriser.

    «  La ville est un fait social éminemment culturel, économique et politique, ce qui en fait un système. Phénomène complexe, donc sa description mobilise donc une multitude d’idées, de définitions et de concepts. »(René de Maximy, 2000)

      Cette définition de la ville, rend la mission plus complexe, seule, l’approche formelle de la ville doit être plus prudente, et comme toute gestion, celle de la ville préconise un niveau supérieur d’efficacité; notre sujet de recherche vient appuyer cette démarche vers le développement de la ville, et pour quoi pas d’autres qui sont similaires à cette dernière et pour pouvoir intervenir sur la ville, il faut développer des relations de prédiction entre des concepts qui ont un effet sur la réalité des villes. 

    Nous vivons de façon réactive les scénarios dans la ville[2], écrits par des pressions, des circonstances, des acteurs non identifiés, et comme toute organisation elle est le produit de deux niveaux de création, la direction et la gestion, définis par Stephen Covey  la gestion est tournée vers le résultat : comment puis-je accomplir certaines taches que l’on veut mener à bien.  Gérer, c’est se montrer efficace en gravissant les échelons ; diriger, c’est décider du meilleur endroit ou appuyer l’échelle. » (Peter Drucker et Warren Bennis, 1996),  en calquant ces concepts sur la ville, alors tout gestionnaire de la ville doit s’appuyer sur des directives solides et dynamiques pour réussir sa mission de gestion de la ville.

    « La ville commence à développer des disparités territoriales, qui naissent à la conjugaison des facteurs urbains, socio-économiques et des décalages entre territoires plus au moins attractifs ou plus au moins performants » (André Rossinot, 2004)

    Du village a la ville, de la ville a la métropole, à l’échelle nationale comme a l'échelle du continent voire du monde, les villes doivent mettre en œuvre des politiques urbaines innovantes au service de leur développement, tenant compte de ces nouvelles échelles de références.

      C'est le contexte dans lequel on veut inscrire notre réflexion sur les disparités Inter quartiers dans le système de la ville. Système dans lequel s'inscrivent les relations entre ces éléments, les boucles de rétroaction, et les mécanismes de régulation. Les mêmes conséquences peuvent avoir plusieurs causes et les mêmes causes peuvent avoir plusieurs conséquences. « Le débat actuel est  sur "la diversité "qu'il faut valoriser et les" disparités" contre lesquelles il faut lutter »[3]. C'est un nouveau point de départ pour les pays développés et un des objectifs du ministère délègue à la ville en Algérie.   Notons biens que si notre intervention tarde, ces disparités tendent à ce spécialiser dans l'espace, ce qui rend la mission plus difficile.

    Nos villes ont prouvé leurs esprits de solidarités et leurs capacités à affronter les catastrophes, un grand nombre d’elles ont développé une croissance urbaine(spatiale)anarchique, qui accuse la naissance de quartiers précaires, souvent associés à une population pauvre qui les déséquilibre.

    Il semble que nous sommes devant un état de fait, ou tout gestionnaire de la ville ne peut remonter le temps et rétablir une situation ainsi faite. Ils ne peuvent ignorer l’existence des quartiers illicites, si la ville s’étend mais avec un déséquilibre annoncé, alors pour assurer un développement durable et harmonieux il est nécessaire de faire face à ces décalages temporaux-spatiales entre ville légale et ville illégale, organiser un nouveau départ des deux parties aux mêmes pieds d’égalités peut être une solution. On note que ce déséquilibre se fait de plus en plus ressentir par les disparités inter-quartiers, un phénomène qui commence à prendre des dehors plutôt rudes, ce qui semble être  un sujet d'actualité à l'échelle internationale et parmi les préoccupations des pouvoirs publics en Algérie (projet de la nouvelle orientation de la ville).

    Alors il est important de savoir comment arriver à identifier les différentes formes de disparités et quelles sont les politiques et les dispositifs qui permettent de réduire ses disparités entre les quartiers, ou de les transformer au bénéfice d'un développement durable ?.

       Notre approche du sujet sur les disparités inter quartiers, nous oblige une hiérarchisation dans  les idées. Car on ne peut étudier la ville, par portion, c’est un système en mouvement, support de plusieurs enjeux. Il parait que plus d’enjeux impliquent plus de risques, car il rend la ville plus vulnérable et on peut la représenter par cette simple équation :

                        RISQUE= ALÉAS *   VULNERABILITÉ [4]

    Aléas : naturel, politique, économique ou social .

    Vulnérabilité : plus d’enjeux.

         

                       Figure 1: Equation du risque                  Source : établit par le chercheur

     

    Il est clair qu’on ne peut prédire les aléas mais on peut toujours diminuer les enjeux et donc rendre la ville moins vulnérable.

    Dans ce sens et en projetant cette équation, sur notre sujet de recherches, on peut lire l’importance du sujet, on peut déduire aussi que l’accentuation des disparités inter-quartiers, associée à un aléa quelconque augmentera le risque, et on ne peut imaginer l’importance des dégâts parfois inestimables.



    [1] -Vies de villes, hors série n° 01, Evolution du taux d’urbanisation en Algérie(SNAT 2006).

    [2] -- René de Maximy « le commun des lieux » éditions mardaga 2000

     «  En effet, les urbanistes sont confrontes à des impératifs techniques et politiciens qui, fréquemment et à plus juste raison, revêtent pour eux un caractère d’urgence. Mais, à bien considérer, cette urgence n’est que rarement justifiée. Cependant, chacun accepte cette fiction qui permet d’éluder les questions d’ordre sociétal et social, toujours très compliquées tant elles sont difficiles à organiser et encore plus à résoudre. Ainsi l’architecte conçoit-il des ensembles, l’ingénieur élabore –t-il des réseaux d’assise ou de fonctionnement de ces ensembles puis, à partir de cela, le politique ,gestionnaire élu ou nommé, prononce des discours et prend des décisions tendant à prouver le dynamisme de son action urbaine. Or ,il faut bien admettre que trop souvent un tel comportement ne fonctionne que dans le court terme .Ce qui est inacceptable pour les villes dont on sait qu’elles sont des créations socio-spatiales qui évoluent et ne se réalisent que dans le long terme. Leur dimension historique ne peut être négligée. Complémentairement, les interrogations prospectives doivent inclure la prise en considération des forces sociales qui les firent ,les font et les feront. »

     

    [3] - Revue urbanisme, hors série n°21, Disparités territoriales, Aout 2006. 

    [4] - E.Berzowska-Azzag, Faire face aux Risques Majeurs, Vies de villes, n°04.

     

     


  • Politique de la ville en Algerie

    La politique de la ville en Algérie est structurée par la loi 06/06/2006, qui détail le contenu du projet de ville.

  • Gouvernance et Acteurs

    les Acteurs de la ville sont les principaux garants de la bonne gouvernance, qui est un contrat de ville entre les différents acteurs, une vision globale des participants, un audit de control des attributions de roles, est un produit fini accepté suite à l'adhésion de la population, dans l'espace urbain.